B.O, la vie en rose...
Bonjour à vous... Donc, je suis dans des boucles d'oreille en ce moment. Et comme j'ai envie de ne voir que les jolies choses de la vie ( en plus d'être sourde je deviens donc une aveugle volontaire, je décide que le noir je ne le vois pas, je le vis déjà - du verbe vivre - cela suffit bien, n'est-ce pas! ), comme des jolies choses il y en a beaucoup dans la vie, et même dans ma vie, alors je vois la vie en rose. C'est une question de volonté, et puis on voit nettement le rose quand il ressort sur le noir.
Il faut dire que cela me serait presque tout facile de voir la vie en rose, elles emplissent par douces vagues mon grenier, les roses... elles donnent le ton, les tonalités, comme des notes de musiques - tenez, comme les Arabesques, de Debussy, mélodiques et merveilleuses, comme la Pavane pour une Infante défunte de Ravel, comme les Gymnopédies... Amples et douces, les vagues, "dans l'ère successive", comme l'écrivait Paul Valéry, chacune aboutie et jamais achevée, telle chaque note et chaque rose, dans le mouvement perpétuel qu'est la douce petite musique entêtante des Gnossiennes d'Erik Satie, l'inénarrable auteur des Mémoires d'un Amnésique. Mon Dada à moi, Erik Satie, et à beaucoup d'autres, s'il s'agit de tourner dans le manège onirique et d'en retenir de doux vertiges...
Donc, nous sommes dimanche, le temps est lumineux, la musique mise à tourner dans mon grenier pourrait même réussir à apaiser mon mal de crâne, il fait une lumière à travailler des couleurs, des vraies. Et je vais vous montrer les boucles d'oreille que j'ai offertes à une amie très chère, juste pour le plaisir d'offrir des voeux et des couleurs, avec une palette toute douce qui est justement celle des roses que j'avais sous les yeux, qui sont toujours belles, d'ailleurs, maintenant que les pétales anisés se parcheminent un peu, que le frisottis des bords est passé de rose à corail, puis à des nuances chocolatées, et qu'elles hésitent entre le plein épanouissement et la fanaison. Comme Marguerite Duras, j'adore les roses qui se fanent, j'adore le moment où elles se mettent à ressembler à des dentelles anciennes, à des pages précieuses souvent relues, émouvantes comme une lettre que l'on a trop souvent ouverte, dépliée, que l'on a trop aimée en somme.
Place aux photos :








...Et mon amie a été ravie de recevoir ces petites boucles sans prétentions, mais gaies.
Quant à moi, je vous souhaite un très beau dimanche et davantage...
