13 septembre 2007
Colliers boutons, en noir
Couleur fétiche, les vrais noirs, avec des notes métalliques, des notes mates, des notes brillantes, cristallines noires ou argentées... Les deux noirs faussement monochromes de la collection jouent la disproportion de la chaine noire, le négligé apparent dans la compostion. Ce sont des "eugénies", c'est-à-dire des naissances heureuses, prenant tout de suite le volume et le relief. Le premier reste un peu brut... Tour de cou 49cm, hauteur du motif central 10cm, 50€. Et voilà le second :
Plus sophistiqué, retravaillé de rocailles, il fait intervenir davantage de perles anciennes et des boutons plus variés, anthracite, gris souris, au pourtour de métal. Il est structuré avec du métal noir ferronerie mat. Longueur 52cm, hauteur motif 10,5, 55€.
07 septembre 2007
Trois colliers boutons brun-beige
Le premier de cette trilogie ( lecture aléatoire! ), plus brun que sur la photo ( tons plus chocolat ), a un joli tomber, grâce à une astuce de montage : la perle artisanale ovale, au centre, est retraversée d'un clou bijoutier sur lequel reviennent les tombées de chaînes, qui distribuent elles-mêmes des perles et breloques. Les deux extrémités du clou permettent de dessiner une diagonale, et une autre ligne reste un peu en diagonale, celle formée par de grandes rocailles dorées enfilées sur le lacet chocolat, renoué avant la jolie "goutte", la perle à la lampe au motif en relief qui constitue le point focal bas. Toujours conçu sur un buste pour privilégier le tomber, je me mets à raffoler de cette technique! Il est rebrodé de rocailles et de cristal , et le métal vieilli lui confère de la patine. Quelques très légères notes olive le font soudain dialoguer avec du kaki, ou du gris-vert, même si sa vocation première semble être de souligner une couleur chocolat. Pendant que je vous parle, je l'ai posé sur du rouille-brique, et ça le fait ressortir. Tour de cou 50cm+chaîne de réglage, hauteur motif11cm, 55€. Au fait, la hauteur du motif est toujours celle du centre uniquement, ce qui fait qu'un collier comme celui-ci "habille" une hauteur de plus de 20cm.
Mon préféré! La variété des perles, avec une belle Murano à la poudre d'or vénitien en vedette ( point focal bas ), une pâte de verre ancienne juste avant ( brun clair rosé parcouru d'un soupçon de vert ), des perles textile 1900, du cristal profond chocolat, et celles qu'il a en commun avec le précédent ( attention, il n'est pas orangé malgré le rendu de l'écran, mais marron chaud ). Mais surtout la forme! Plongeant d'un côté, et de l'autre non pas étagé simplement, mais animé par trois lignes de lacet soutenues par des boutons encore qui l'étoffent, il est très seyant, il bouge bien, quand le mouvement le déplace, il se décale joliment, il trouve un autre centre de gravité. Evidemment, j'ai essayé de réussir cette conception avec d'autres exemplaires, pas avec le même bonheur que celui-ci. Tour de cou 47cm, hauteur motif 12cm, 57€.
Le plus étoffé. Celui-là est typiquement baudelairien. C'est-à-dire qu'il faut le porter nue sur un divan, et ce "riche attirail" vous donne "l'air vainqueur/ Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures". Et là, vous souriez d'aise, et un amour puissant et doux comme la mer monte vers vous comme vers sa falaise. Et le secret, c'est le bijou qui dans le mouvement consécutif à ces ardeurs mêle le son à la lumière, jette des éclats et tintinnabule contre votre peau. Et ce que Baudelaire ne savait pas ( ou peut-être que si! ), c'est que la palpitation du collier alors est grisante pour vous aussi. A la fin le feu dans la cheminée se résigne à mourir et inonde de feu votre peau couleur d'ambre, votre collier répond et jette aussi ses feux d'ambre. C'est le secret des correspondances baudelairiennes...Et vous portez un parfum profond et ambré, comme Youth Dew Amber Nude ( justement! ) d'Esthée Lauder ( non fourni ). 55€, je ne vous le raconte pas davantage.
06 septembre 2007
Collier boutons et lin
Le plus brut de la collection. Le lin nature m'a toujours séduite. Son coloris, qui rappelle le bois flotté. Sa façon de se patiner. Dans l'album Les Tournesols, il y en a un qui est aussi en lin naturel, vous l'avez vu? Je l'ai adopté pour moi, il est toujours aussi beau. Quant à celui-ci ci-dessus, il est monté sur du coton ciré chocolat, le travail avec le lin est fait au crochet, les boutons tiennent la vedette, les perles sont volontairement de plusieurs registres, dont cristal de Bohême et perles mates en opposition... Et toujours une perle textile début 1900. Tour de cou 50cm, hauteur motif 12cm, 47€.
05 septembre 2007
Et un collier boutons version yachtwoman
Une fois n'est pas coutume, un bleu très navy avec du doré, comme une vareuse! Toujours réalisé sur un buste couture ( nommé Toinette, parce que c'est un exemplaire encore plus "raccourci" que Marie-Antoinette...), avec des notes de cristal noir et un peu de matité ( grosses rocailles, cubes ) pour ne pas tomber dans le "too-much" ( attention au syndrome La-Croisière-s'amuse ), il appelle à le porter au second degré, avec un jean, comme à le jouer total look avec petit spencer pour le caprice d'un jour. Je l'ai essayé avec la seule robe marine que je porte, une petite chose en lin de chez Lilith, et j'ai failli le garder, d'autant que j'ai le gros bracelet boutons-laiton dans le même esprit. Tour de cou 53 + chaînette, hauteur motif 10cm, 49€. Tous les colliers sur lacet peuvent être raccourcis en redoublant un noeud ou deux, et les prix s'entendent frais de port gratuits pour la France.
02 septembre 2007
Collection boutons : le plus simple
Parce que la mousse des bois est modeste et simple, le petit frère du précédent collier végétal est et restera l'exemplaire le plus sobre de la collection. Presque symétrique, arrondi, régulier, il ne repose que sur le nouage du lacet chocolat. Comme il lui fallait un peu de relief, je l'ai rebrodé de rocaille lustrée ou métallisée, et j'ai enfilé du cristal de bohême à facettes bronze sur les bouts du lacet. Une perle de bois ronde et lisse, couleur lichen, est chargée du rappel végétal. Et au centre du collier, superposée à un bouton, une perle en fil ancienne, d'un ton taupe brillant, qui vient d'avoir cent ans ( et qui vient, par la même occasion, de Perles d'Antan, marché Malassis, Puces de Clignancourt ). Elle peut causer de Paris avec le bouton vert mousse en haut à droite, qui vient du Marché Saint-Pierre. Et parler du vieux temps avec le bouton or vieux, déniché dans un vide-grenier, dont il me reste encore quelques exemplaires.
Tour de cou 50cm, hauteur du motif 8cm, 47€.
31 août 2007
Un collier boutons très végétal
Après les fruits de saison, un exemplaire "mousse des forêts", vert moussse, kaki et vert absinthe, sur du coton ciré noir. Jeu de perles mates ou givrées pour répondre aux perles vives ; même jeu au sein des boutons choisis, dont un en bois pour le côté végétal. La forme arrondie est animée de lignes verticales du côté gauche, qui se terminent par des perles artisanales. Le secret du montage ? Une fois les boutons reliés par le lacet noué, emperlés et "arrimés" les uns aus autres, j'ai effectué un travail crocheté avec deux fils, dont un métallique vert vif, qui repasse par les trous des boutons, arrondit et souligne la forme générale, tout en solidifiant l'ouvrage et lui conférant de la netteté. C'est ce travail qui laisse une ligne de chaînette sur la bordure basse. La majorité de mes colliers est structurée par un travail au crochet, et en vingt ans je suis loin d'avoir fait le tour des possibilités de cet instrument pour créer des bijoux!
Tour de cou 50cm, hauteur du motif 7cm sans les lignes perlées, 14cm en tout, 52€.
30 août 2007
De l'utilisation des boutons...
Les boutons, ma grand-mère en avait des boîtes... Des vieux, des usés, des odeurs tranchées, de fer, de bois, de vieille laine. Elle les gardait dans d'anciennes boîtes à biscuits. Ma mère aussi gardait les boutons, c'était mon travail d'enfant de les récupérer sur les vêtements bons à jeter. J'ai eu longtemps ces boîtes. Puis de moins en moins. J'achète énormément de boutons encore, au marché Saint-Pierre, sur le marché des quais de Saône à Lyon, sur les marchés marseillais, sur les marchés comtois. Plus quelques adresses de merceries discrètes où on trouve des stocks magnifiques. Mais il me manque toujours des boutons, plus j'en achète et moins j'en ai. Longtemps j'en ai fait des bracelets, il me fallait faire une pause, et les boutons sont revenus sans crier gare, avec la vogue du coton ciré. Une courte collection, voici un an et demi ; accueil mitigé, puis soudain ils ont eu du succès à l'automne 2006, et au printemps on m'en a réclamé, il ne restait qu'une couleur. Cet été, je m'y suis consacrée bien davantage, et ce sera ma collection dominante pour l'automne. Celui-ci, prune-violacé-grenat ( la couleur des prunes rouges, des quetsches, et quelques notes raisin, un petit verger de saison ), est monté sur du coton chocolat, avec des boutons dorés ou vieil or, des perles artisanales, du cristal de bohême et du cristal ancien grenat, déniché chez une antiquaire. La taille très artisanale de ce cristal répond au côté abrupt des noeuds sur le lacet, des bouts coupés nombreux, cette esthétique du non finito qui guide l'esprit d'une collection "à l'aventure", un peu brute. Sa couleur est un peu plus sombre et saturée que sur la photo, que j'ai éclaircie pour qu'on voie les détails. Tour de cou 53cm ( +chaîne de réglage ), hauteur du motif 12cm, 55€.

























