Les Bijoux de Constance

Où une créatrice de bijoux partage les projets en cours, la vie de "l'atelier" et l'avancée des collections...

14 septembre 2009

Une toile, entre autres

  Pour faire plaisir à JINe, les bagues en situation :

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  Et comme j'ai trois mains, je porte couramment les trois bagues en même temps, voilà.

  Avec ces machins boudinés et fripés, c'est-à-dire mes doigts, mes mains, je peins, aussi. Evidemment, ce que je fais ne donne absolument rien en photo. Je m'intéresse aux pleins et aux vides, aux superpositions, aux transparences, aux effets de matière, à des textures...
  La toile que j'ai faite au mois d'août n'a pas de titre pour l'instant, ça viendra ; elle se nourrit de manuscrits, d'extraits de texte, qui étaient ce que j'écrivais au mois d'août, car les toiles se font toujours lors d'une période intense d'écriture et en lien avec ce que j'écris.

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  Et puis j'ai aimé laisser par endroits le superbe lin sombre du chassis "monter" et se mettre en scène, ce qui ne se voit pas, là. Tant pis. Pour entrer un peu dans la toile, deux autres aperçus :

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  Bonne semaine à toutes et à tous, à bientôt!

Posté par ConstanceHA à 11:54 - Ecritures - Commentaires [13] - Permalien [#]

13 novembre 2008

Une image imaginaire

  Pour changer, et tandis que je corrige des copies, je vous présente un petit "retravail" photographique... Etymologiquement, la photographie c'est l'écriture de la lumière, et je recherche souvent, malgré le changement de technique - puisque le numérique n'a plus rien à voir avec l'impression de la lumière sur un support sensible - à refonder l'étymologie de ce mot-là, à "voir" le mode particulier d'écriture qui est celui de la lumière, à travers un cliché. Donc cette petite fantaisie maison, à partir de mes travaux d'écriture, de mes photos d'un Marseille détruit voici plus de 25 ans ( l'îlot des Chapeliers, Porte d'Aix ), et d'une fenêtre en haut du cours Pierre Puget, à Marseille, en face du jardin public, au pied de la Bonne-Mère... A bientôt!

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Posté par ConstanceHA à 20:56 - Ecritures - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 octobre 2007

Mon petit univers d'écriture

  Pour vous reposer un peu après le dernier message, un coup d'oeil sur mon petit monde d'objets autour de l'écriture :

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  Est-ce qu'il y a des collectionneuses derrière leur écran ? Si vous aimez les objets de l'écriture, je peux mettre en image mes petits trésors...

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08 octobre 2007

Mes "travaux d'écriture"

  Je ne sais jamais comment les appeler. Travaux d'écritures plastiques, écritures plastiques, écritures plurielles, palimpsestes plastiques d'écriture... la liste pourrait être assez longue sans pour autant qu'une dénomination ne me convienne. Il faudrait un nom plus modeste, et plus précis à la fois. Désécritures? Palimpgestes? Créer un nom est tout de suite plus intéressant que les périphrases ( quoique je sois très douée pour les périphrases, je songe à déposer un copyright pour celle qui désigne ma 306, "engin qui vaut moins cher que le prix du ticket à acquitter pour extraire ledit engin du parking où je l'aurai abandonné" - toute ma sensibilité littéraire explose ici, n'est-ce pas ? ).
  Donc, ces choses écrites, ces objets d'écriture. Quelques explications. Je ne suis pas du tout calligraphe, même si j'admire la vraie calligraphie, les calligraphes, et la variété des calligraphies. Je détourne les objets de la calligraphie, je collectionne les plumes, les encres, notamment anciennes, et je me sers de tout. Avec une nette préférence pour le porte-plume vénitien en verre, parce que Venise... Et par ailleurs j'écris beaucoup, plus que beaucoup, même. "Vocation d'écrit vaine"... Je n'ai pratiquement jamais été publiée, et d'ailleurs je n'envoie plus mes manuscrits depuis longtemps à quelque éditeur. Un immense poète m'avait écrit que je ne serai jamais publiée dans ce millénaire - c'était le précédent -, je ne pense pas l'être non plus dans celui-ci. Alors, au lieu de ne faire qu'écrire, je désécris. Je détruis 95% de ce que j'écris. Dans cette époque de marchands où le littéraire est bon pour le pilon ou le pilori, je me règle mon compte avant qu'on ne me le règle, je me détruis avant même de me faire démolir. En gardant le geste, les gestes de la destruction, en les faisant devenir une trace de la disparition. En les disséminant, d'ailleurs, les envoyant, les vendant, car peu importe ensuite. Je lave mes écritures, au sens propre (!). Je les mets au fil de l'eau, je les trempe, les efface. Il reste des traces, ou tout disparaît, les encres ne réagissent jamais de la même façon, elles meurent dans des devenirs imprévisibles. Je réécris, je sature d'écritures, je ne me relis pas moi-même, littéralement je ne sais pas ce que j'ai écrit. Et le processus peut ne pas cesser. Et il y a ensuite la peinture aquarelle, les pigments, l'acrylique ; peinture, grattages, accumulations, collages. J'utilise souvent de l'ouate de cellulose, des mouchoirs en papier en fait, de toutes les marques car ils "fondent" très différemment ; j'écris dessus, ou pas ; ils sont détriplés, avec des échos d'écriture dessus ; mis à fondre sur le support, puis peints, ou colorés, ou pas. Et le voile de riz, qui fond en laissant des effets de substance, et la javel qui attaque les couches, et les produits qu'on trouve à foison pour les arts plastiques, les medium décor, à grains, micacés, floconneux... Et le charbon de bois, la terre, les terres, le graphite, la bauxite. Et la décoloration au soleil. Et le gros sel. Tous les modes d'attaque possibles.
  J'interroge ainsi le statut de l'écriture dans notre-monde-tel-qu'il-est, et bien sûr le statut de la mienne ; puisqu'elle est irrecevable, invalidée par l'absence d'édition, je raconte ce que c'est, physiquement, une telle invalidation. Je renvoie le fait d'écrire vraiment ( des romans, de la poésie ) à la seule matérialité de l'écriture graphique, avec une survie contenue dans le seul instant du geste, puis l'abolition. Vendre ensuite la chose comme objet fait partie de cette protestation et du processus ; quand l'écriture devient un objet possible à vendre, elle revient dans le cercle du recevable. Il y a de la subversion dans le fait de "faire des marque-page" avec ça, forcément. Derrière un signet à 5€, il y a une vie passée dans l'écrire, et ponctuellement derrière le fragment original peut-être dix ou quinze heures de gestes d'écriture et de décriture. Je néologise beaucoup aujourd'hui! Je vais me taire, et faire suivre quelques échantillons, le premier est le format A4 initial, avant fragmentation, les autres déjà fragmentaires, ils finiront peut-être en confetti. Je mets enfin quelques exemples de signets "cousus main", forcément ( je couds la plaie? je lutte contre la "décousuture" du tout ? mais alors du Grand Tout ) - sait-on jamais, si ce billet enclenche un écho chez quelqu'un, 5,5O € envoi lettre, et je peux en fournir beaucoup, j'ai déjà fourni en grand nombre à boutique...

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Posté par ConstanceHA à 22:15 - Ecritures - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 octobre 2007

Et à part ça...

  Pour que ce ne soit pas que le défilé des bijoux...L'écriture et les écritures occupent une grande place dans ma vie, alors voici une petite parenthèse, une autre activité qui me passionne, quelques-unes de mes toiles sur la toile!

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( extrait d'une toile lin brut non blanchi, incluant collages fragments photographiques & écritures, peinture acrylique et encres, le point de départ étant le dessin d'un viaduc ferroviaire, en écho à la présence de ce motif dans l'oeuvre de Marguerite Duras, from Marseille to Duras )

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  ( faite cet été à Marseille, en grattage dans l'épaisseur des collages, des acryliques et des encres, une silhouette inspirée de la Vieille-Charité... que j'adore depuis trente ans, avant sa rénovation, et dont le hasard m'a donné l'adresse, ici, celle de mon grenier-atelier bien loin de Marseille ) "Séquentielle ou sérielle/ Telle une musique..."

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  ( "Sortie d'un sortilège / Un lieu ville à peine / Evidant l'alentour
   Pour qu'il n'y ait qu'elle, / Flottant sur l'épreuve, / D'eau et de ciel )
( et prise dans l'épaisseur des couches, des collages et des écritures, une peinture de Venise! )
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                                 ( "en tant que lieu, le kaléidoscope est celui des possibles et des abolis
                                     perpétuel devenir de l'abolition en tant que lieu
                                     quand le fil du présent est toujours un sillage
                                     plutôt qu'un sillon
                                     car l'horizon est la ligne de flottaison de l'océan" )

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( "le sillage est un mode particulier d'effacement
où chaque geste se résoud en son écume
et chaque parole en rien moins que son énigme" )

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                                                 ( "Il n'est de langue que de lagune" )

  J'avais exposé ces toiles à la Chapelle, et n'ai vendu qu'un exemplaire, ce qui est un peu dommage c'est qu'il s'agissait d'un diptyque et que désormais l'unité diptyque est scindée en deux, mais cela m'a fait plaisir que d'inconnus touristes australiens aient voulu une de mes créations plastiques. Evidemment, je ne mets pas ici les dimensions et les prix, je n'ai pas l'espoir que ces petits clichés qui ne montrent pas grand-chose donnent envie! Ce sont des toiles assez petites, la dernière par exemple fait 33x41cm et c'est la plus chère, 60€. C'est aussi ma préférée! J'ai vendu un peu plus de cartes avec des fragments originaux de mes travaux, j'ai coutume de beaucoup les fragmenter, ainsi les écritures deviennent vraiment un matériau, une texture, un motif.

Posté par ConstanceHA à 22:34 - Ecritures - Commentaires [2] - Permalien [#]

28 septembre 2007

Une enveloppe grand art!

   Ce matin, le facteur a laissé dans ma boîte la plus belle enveloppe que j'aie jamais reçue... Grand merci à Maître Emmanuel ( de L'Atelier de Calligraphie...mais si, dans mes liens, là, à droite ), je vais garder cette enveloppe précieusement, j'en ferai peut-être un montage sous-cadre un jour. Pourquoi "un jour"? Parce que pour mettre un cadre il faut au moins un mur, et je n'ai pratiquement pas de mur, j'habite dans un toit trois-pentes très pentu ( je crois qu'on appelle la forme de mon chez-moi, ou plutôt de mon "chez-mes-bijoux", une pyramide tronquée... ). Donc, voilà ce que sait faire un vrai calligraphe, et heureusement que j'avais fait le post de mes travaux d'écritures hier soir, car je rougirais sinon de le faire après ce bel échantillon de calligraphie! Alors je partage, et je ne "floute" rien, ni mon nom ni mon adresse, le nom vous pouviez le connaître par mon adresse mail, et l'adresse...j'en suis fière, car j'ai, par un étrange et superbe hasard, l'adresse de mon lieu préféré à Marseille, la sublime Vieille-Charité, plus bel édifice baroque français, imaginé par Puget, avec une surprenante et prenante nef ovoïde. Donc, allez au 2 rue de la Charité à Marseille, et venez si le coeur vous en dit à la même adresse à Gray voir un "chez-mes-bijoux"! Et je vous offre la vue de cette enveloppe d'un mail-artiste:

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27 septembre 2007

Ecritures plurielles

  J'ai refermé les boîtes, les écrins, les sacs, ce qui m'a pris plus de deux heures aujourd'hui. Je n'ai même pas pris note de toutes les commandes, parce que j'ai peur d'avoir peur devant la liste... J'ai décroché du mur, et du bandeau de tissu noir qui traçait un parcours, mes travaux d'écriture. Je vous en donne un mini-aperçu, de ces textes en palimpsestes, je vous expliquerai peut-être, un jour où j'aurai plus de temps, le fond et la forme de ma démarche. Avant-goût et mise en bouche :

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Posté par ConstanceHA à 21:14 - Ecritures - Commentaires [3] - Permalien [#]



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