29 juin 2008
Dole toujours
Afin de clore la ballade doloise, donc jurassienne, je vous emmène à la terrasse d'un restaurant, une des plus belles vues... et comme à Venise, le vert des canaux, les lignes et les structures sur l'eau, la profondeur verte du miroir de l'eau...
"Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,
Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers...
Mes songes viennent en foule
Pour se désaltérer à ces gouffres amers!"
Baudelaire, bien sûr, pour l'un des plus beaux poèmes que je connaisse, Le Poison...


25 juin 2008
Une promenade à Dole
Dole, capitale du Jura, est une si belle ville que, même si je n'y suis pas actuellement pour y faire du tourisme, je ne résiste pas à son charme, à ses canaux, ses miroirs d'eau verte, ses fleurs, ses pierres - ni à ses restaurants non plus! Petit goût de vacances dans ces journées pourtant fatigantes...
Donc, je vous offre la promenade-carte postale :



Et puis les deux photos que j'ai préféré prendre ; la deuxième, la plus mystérieuse, capture un reflet des maisons hautes dans les profondeurs froides des voûtes qui protègent le Passage de la Fontaine, le passage le plus étrange que je connaisse :


22 juin 2008
Suite du drame contemporain...
SUITE DU BILLET D'HIER
( l'heure approche où, aux primes lueurs d'aurore,
l'horreur qui me sert de voiture, cette pécore, La Chose resplendissante quand l'astre dort
Devra à belle allure fièrement m'emporter
Jusqu'au Jura voisin pour bac-interroger* )
*Vous voyez, j'aime assez à néologiser,
Surtout lorsque le compte des syllabes y est!
Fin de Parking, drame contemporain et en vert, suite: Scène 2
Moi : ô Chose ma Chose, ne vois-tu rien venir ?
La Chose : Tu voudrais que je voie la route qui poudroie
Etcaetera, etcaetera etcaetera etcaetera ?
Mais là où tu me gares, je ne peux voir vraiment
Qu'une bouche d'égout, et un mur en ciment!
Moi, hypocritement : Justement Chose ma Chose, les routes qui poudroient,
Les étendues profondes, les herbes qui verdoient,
Les arbres de l'été que la rosée décore,
Je t'emmène les voir, et davantage encore!
La Chose : C'est moi qui t'emmène, nuance, et si je veux!
Et si j'ai décidé de pas bouger un pneu
Tu seras bien marrie, et moi un peu vengée!
"Un pneu", tu sais, ce que tu n'as jamais changé!
( Là, Moi est un peu embarrassée. Elle sait bien que si, elle a acheté des pneus déjà à la Chose, mais il y a si longtemps qu'elle ne s'en souvient pas. Elle réfléchit, la dernière fois quand La Chose était à plat, elle a changé les pneus quand on lui a dit qu'ils étaient morts ? Non, elle a dit qu'elle y penserait - c'était l'année dernière ou l'année d'avant ? La discussion s'embarque sur un terrain glissant, et c'est dangereux vu l'état des pneus... Fin de la scène deux.
Le suspens reste très grand. Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? Non, ce n'est pas ce suspens-là. La Chose acceptera-t-elle de démarrer quand j'aurai fait demain l'effort d'être debout à cinq heures ? Ira-t-elle jusqu'à Dole, et moi avec ? Dole, le non-unique objet de mon repentir! )
21 juin 2008
Un nouvel épisode des aventures de la Chose
Peu présente sur le blog, peu productive d'ailleurs côté bijoux : toujours des problèmes de calendrier, qui manque de jours... Heureuse d'avoir presque fini les commandes en cours malgré tout, mais frustrée de ne pas avoir pu entamer vraiment les projets pour la collection prochaine. Les cours sont terminés d'hier, snif, les conseils d'avant-hier, ouf, et lundi commencent les corrections de l'écrit du bac et les passations de l'oral en même temps. D'où la nécessité de travailler les programmes de textes et d'oeuvres des quatre classes jurassiennes dont je vais interroger les élèves : dur week-end!
Et à propos, comment dire? Je redoute des réactions négatives du côté de la Chose, quand il va falloir qu'elle me conduise, ou que je la conduise - je ne sais pas ce qui est le pire, qu'elle ait à me conduire ou que j'aie à la conduire - chaque jour de la semaine dans le Jura...
Comment nommer ce drame très contemporain ? La Cantatrice Chose ? La Petite Chose? Ah oui, La Machine infernale, un titre extra! Zut, c'est déjà pris... Bon, La Bielle et la Bête? mais encore faut-il que la Chose comprenne que la bête, c'est moi... Il faut que je me décide : Fin de parking, c'est bien ce titre, on dirait déjà du contemporain, non ?
FIN DE PARKING, drame en cinq actes et en vert.
Personnages :
Moi ( conductrice fatale et fataliste de la Chose )
La Chose ( "engin à quatre roues valant moins que le prix du ticket à acquitter pour extraire ledit engin du parking où je l'aurai abandonné" )
Lieu de l'action : au coin de la rue, en-dessous de mes fenêtres, là où la Chose se pose et se repose, immobile au soleil, immondement sale comme l'adolescente rebelle qu'elle est -elle va, ou plutôt elle ne va pas, sur ses quinze ans.
Premier acte
La Chose: Ah, toi l'ingrate, tu te rappelles que j'existe! J'avais bien des soupçons, la semaine dernière / Quand tu as fait le plein sans attendre la fin, / - Car tu attends chaque fois qu'il n'y ait plus rien - / Cela a réveillé mon angoisse foncière /Sans vergogne tu vas encore m'utiliser / Jusqu'à Dijon il va me falloir t'emmener /Et pour, pendant toutes les vacances t'attendre / Et dans ce parking seule, rester à me morfondre! La vie d'une Chose avec toi est bien triste!
Moi : Ah non, la Chose, un mois et demi l'an dernier m'ont coûté 450€ de parking, alors plus jamais! Tu m'attendras sur un terrain vague ou un bout de parking ici, je partirai sans toi.
La Chose, en larmes déjà : Cruelle! Ne t'ai-je pas déjà trop attendue ( oui, la Chose a des lettres, pas seulement celles qui sont sur sa plaque, elle a lu Phèdre, elle parle en alexandrins, quand même...) Et ne suis-je blanchie sous les doutes des routes / Que pour voir en l'été ma beauté en déroute?
Moi : euh... c'est-à-dire que... pas la peine de te frapper, ma Chose - tu es déjà assez cabossée comme ça - je ne pars pas en vacances de toute façon avant la mi-juillet, tu devrais savoir depuis le temps que ça bosse un prof jusque là... pardon pour le mot "bosse", je n'ai pas fait exprès... Ne te drape pas dans ta dignité outragée, ça fait des marques sur la carrosserie... Non, euh... on va rester ensemble, tu vois... juste... tu vas voir un peu du pays avec moi... on va aller sur Dole toutes les deux...
La Chose : ¤@###&&!!!****!!! ( traduction : La Chose jura, et jura et rejura
De n'aller point jamais dans le Jura... )
( Ceci n'était que la scène d'exposition, en gros pour faire comprendre la situation. Chacun mesurera que le drame n'est même pas encore esquissé... peut-être avant le dénouement pathétique aurais-je le temps de vous en livrer d'autres aperçus ? )
18 juin 2008
Les nouveaux bracelets
Non, je n'ai pas hâte d'être à la rentrée, mais je tâte un peu les couleurs de la prochaine collection encore à naître... Voilà la palette des derniers bracelets, des apprêts cuivre vieilli, des perles couleur vieil or vénitien, des tons chocolatés, violacés, des éclats sombres :

Des bracelets vus ici côté fermoirs, du côté des perles pendeloquées et des pampilles, que je vous présenterai un jour prochain sous d'autres jours...
15 juin 2008
Une parure boutons...
Toujours une commande... un de mes colliers boutons préférés a été adopté sur ma dernière expo :
et la cliente désirait la parure, donc au travail! Un bracelet crocheté en maille métallique à deux fils, rouge et noir, longuement rebrodé au bord de fils métalliques pour assurer la tenue. Et le motif de boutons, pour répondre au collier, installé sur du lacet :

La grosse perle façon goutte sert, au fermoir, à faire contrepoids pour stabiliser le motif sur le devant, et le petit papillon est légèrement mouvant grâce au montage sur lacet - ce qui sied à un papillon bien sûr!
Pour la bague, je n'ai pas aimé les tentatives que j'ai faites pour installer le bouton ancien en nacre rouge sur un tissage de perles, et je me suis décidée finalement à le coller sur le plateau riveté ( pour la solidité ) d'une bague en métal argenté, après avoir rebrodé le bouton d'un strass rouge serti et d'un motif quadrifolié de rocailles.
Enfin, pour les boucles d'oreille, il fallait des clips et sans trop de tombées... Comme le motif collé simple ne me plaisait pas, j'ai finalement opté pour l'accompagnement des boutons par les petits papillons à peine flottants, en espérant que cela plaise à la personne qui doit les adopter!
Avec ces quelques roses, je vous souhaite une bonne semaine!
11 juin 2008
Un collier "concept"
Il s'agit toujours de commandes... J'ai refait un modèle que j'adore tout en le faisant avec parcimonie : une broche double, c'est-à-dire avec deux attaches-broches, les deux parties reliées par des rangs lignés de perles et de cristal. L'intérêt est bien sûr de jouer sur le positionnement sur le vêtement, ou mieux encore, de fixer la broche double sur elle-même... Et selon si l'on met l'élément A ( ici la forme circulaire, cabochon de verre serti d'une résille de laiton au crochet puis emperlé ) positionné sur l'élément B ( une barrette de laiton aux arabesques ), ou l'inverse, le rendu change comme à donner une nouvelle pièce! Pour être plus concrète, la démonstration en images :

Et le B sur le A :

Et pour que la création soit vraiment un concept, il lui reste à devenir aussi un collier, en s'accrochant comme on le sent sur un multi-rangs, voilà l'aperçu :


Cet exemplaire est donc une commande, mais j'ai prévu d'en créer d'autres pour la collection d'automne, et peux en réaliser à la demande. Prix indicatif 78 € l'ensemble.
08 juin 2008
Le travail du week-end...
Le premier week-end depuis longtemps où je ne croulais pas sous les tâches scolaires... alors j'ai pu me consacrer aux demandes et aux commandes que je n'avais pas pu traiter.
J'avais d'abord fait un petit cadeau, une paire de boucles d'oreilles gentiment rétro, avec des pâtes de verre dont la collerette/fleurette Années 50 :

La même amie désirait d'autres barrettes, alors je lui ai concocté d'autres petits cadeaux...
Le modèle... Phocéano-Crétois ( ne cherchez pas sur un dico, invention maison! ), lin, bois, coquillages, crustacés :

Et un modèle plus pop, violet tonique, avec un peu de cristal parme mêlé à des couleurs type "Smarties"... reprenant mon motif "roue de roulotte" et différents éléments textiles :

Et si je débarrasse la petite chose de la mise en scène, la voici telle qu'en elle-même :

Et puis une parure boutons et un ensemble broche/concept sont les autres nouveau-nés de ce week-end fructueux, à suivre... Bonne semaine!
05 juin 2008
Pour terminer sur un sourire...
Non, l'année n'est pas finie, il reste plus d'un mois de travail, mais j'ai fait mes adieux à mes deux classes de première aujourd'hui. Certes, j'ai des rendez-vous avec eux où j'en retrouverai, pour des simulations de l'oral de français, en bénévolat bien sûr, et cela atténue un peu l'idée de fin, mais j'ai le coeur gros, pour cela et pour bien d'autres choses. Alors j'ai emporté une image, l'élève la plus souriante que j'ai jamais eue, un sourire qui est le plus craquant et le plus charmant qui soit, pour, comme dit le titre de ce message, terminer quand on n'en a pas envie sur un sourire :

02 juin 2008
Un collier en situation...
Un repas entre amis ce week-end, et un des colliers vendu lors de ma dernière exposition, joliment mis en scène, accompagné des boucles d'oreille que l'amie m'a fait confectionner - même les serviettes en papier sont coordonnées, mais là ni elle ni moi n'y étions pour rien! Collier mosaïque de perles, dominante Murano Années 50 et cristal de Bohême, perles serties et brodées sur armature de métal bleu crochetée :
















