Histoires de mi-taines
Bonsoir... petites photos, en passant, de deux heureuses mi-taines...
Mi-ssumi, mi-coton mi-soie, avait déjà attiré l'oeil d'une belle :
Ici, elle pose avec un collier de la collection Mutine, ils sont faits pour s'entendre!


Elle est finalement partie en deuxième, avec une autre fidèle, car la belle a découvert Mi-lano Donna:




Et c'est vrai que Mi-lano Donna, que j'aimais beaucoup, lui fait une jolie main, avec le poignet très emboitant, les doigts bien dégagés, exactement ce que je trouve tout seyant dans mes p'tites bêtes, qui laissent la place pour les bagues, et pour les mouvements...
Voilà pour les p'tites photos du soir, bien colorées comme ma tenue aujourd'hui et comme cette jolie journée.
J'espère que vous avez aussi des couleurs dans la tête, ou dans le coeur, et je vous embrasse.
Portes ouvertes, nouvelles
Bonsoir, vous.
Pas de bousculades lors de mes portes ouvertes, hier et aujourd'hui (mais des prolongations sont prévues demain, et les bijoux restent installés, là où ils sont chez eux, puisque je vis un peu chez mes bijoux et que je vais leur laisser le soin de garder la maison, pendant que je vais être chez moi tout bientôt, sur ma planète Mars'elle); pas tellement de visites, donc, durant ces deux journées où la sonnette volontiers défectueuse m'a desservie, mais de très jolies et chaleureuses présences, qui font plaisir et qui remplissent un peu le coeur.
P'tits clichés sans paroles:








Puisque je remets en premier plan sur la photo mes mi-bij mi-taines, parlons d'elles!
Elles ont fait parler, elles ont été essayées, posées, reprises... nous avons découvert que certaines étaient aussi jolies à l'envers, passées à la main gauche, enfilées par l'extrémité; Mi-dinette, qui est encore là ce soir, est une de celles-ci, ainsi que la toute noire, petite et très extensible, Mi-stique, et Milly en repliant le haut (euh, l'ex-bas... ah vous ne suivez pas? j'ai l'habitude, c'est pareil en cours!), et tant d'autres, j'en ai été très surprise!
Mi-ami Blue s'est envolée, et Mi-raisin, et Mi-nois (inédite), Mi-ssumi, Mi-lano Donna, Mi-llefiori (inédite), et Mi-ssNB, et j'en oublie peut-être elles me le pardonneront! ce sont les matières, très vite, qui ont particulièrement séduit, et la soie, une fois la mi-taine essayée, a emporté l'adhésion. Je le comprends facilement, cette matière reste ma prédilection absolue, pour son confort, pour la sensation tactile incomparable, pour la liberté du mouvement.
Mais d'autres mi-taines ont été aimées, commentées, essayées et réessayées, notamment les deux noires, très différentes l'une de l'autre, et j'ai profité amplement des essayages: chacune imaginait un contexte différent, chacune avait une différente gestuelle, et les mi-taines allaient toujours, et j'en étais tout heureuse!
Voilà pour ce petit tour par ici ce soir - merci tout grand à mes jolies compagnies, et merci à celles et ceux qui lisent ce billet et partagent ces émotions.
Tanti baci!
Nouveautés
Bonsoir...
Il y a de nouvelles pièces que je ne vous ai pas encore montrées, en voici donc quelques-unes.
Une mi-taine tout d'abord, une chouchoute pour tout dire; elle s'appelle Mi-racoli (parce que j'avais l'intention de me la réserver et de l'emmener à Santa-Maria dei Miracoli, à Venise), elle est luxueuse, douce, grâce à la soie ancienne qui la compose pour une bonne partie:

J'adore tout ici! la base en organza changeant élastiquée est bleu canard à reflets chamois doré, comme la couleur de la soie que j'ai utilisée; la dentelle capuccino, ou chamois tendre, est une de celles que j'adore... j'ai mêlé les fleurs en tissu brodé, de ce gris perle qui fait si Marie-Antoinette,à des broderies canard, des touches de vert lagune, du ruban de velours bleu canard intense bordé de dentelles et de perles, et du cristal, et du ruban encore... bref, elle était conçue comme une petite fête vénitienne.

Vous devinez qu'elle est vendue, et a rejoint celle pour qui elle avait été choisie pour cadeau, sinon elle serait mienne!
Ce que j'aime particulièrement, c'est qu'on peut retourner la base pour un porter plus court, plus espiègle:

Là, elle devient bien plus encore un bijou de main qu'une mitaine, et c'était bien ce que je cherchais ce printemps avec cette petite collection...

Il y a d'autres mi-taines, mais ce soir je vais vous montrer un nouveau collier-boutons, de la nouvelle collection donc.
Il s'agit de la Série grise qui courait à sa guise, n°1:

Fil alu, fil de métal crocheté, arachnéen, boutons de nacre, chaînes de métal et gros maillons fantaisies...

En perles, j'ai mis du gris mat, de la pâte de verre sablée ancienne gris opaline, et quelques touches de plaqué argent...

J'aime bien son effet très contemporain, et ses transparences...
Très réglable, affiché à 55€.
Et pour des coloris printaniers, voici Sweetheart:

Un grand volume, mariant du fil crocheté rose argenté, d'une très jolie quatlité, avec de l'alu, et avec deux tailles de fils de laiton parme, pour varier les effets d'échelle et les nuances...

Beaucoup de types de perles différentes, récentes, anciennes; opaline, opaques, craquelées, cristal à reflet aurore boréale, pâtes de verre, feuille d'argent... j'ai brodé un strass swarovski monté sur chaton dans le motif du coeur, pour donner de la profondeur, et choisi de faire un pourtour en grosses perles, sans symétrie évidemment, pour que le montage soit animé.

Ici, j'ai mis la longueur au point le plus court, pour un porter séducteur (à part Toinette, personne n'est obligé de porter Sweetheart nue avec des roses fraîches... elles sont belles, n'est-ce pas?).


Et voyons-le sans les roses...

Ce collier très printanier qui fête la rose est affiché au même prix que le précédent.
Deux façons très différentes d'intégrer l'aluminium, est-ce que l'un des deux vous plaît?
Il y a un troisième p'tit dernier, qui mixe aussi l'alu avec mes techniques, je vous le montrerai un peu plus tard, j'ai hâte de le voir essayé pour savoir ce qu'il donne.
A bientôt...
Revenir de Venise
Bonsoir... j'ai réussi à réprimer le sanglot qui a failli me submerger sur le quai hier soir, arrivederci Venezia, ou plutôt ciao, les Vénitiens ne disent pas si souvent arrivederci, plutôt ciao, grazie; grazie Venezia!
Juste quelques images, un petit bout seulement du "pâté de maisons" où j'ai habité:

Campiello Santa-Maria Nova, où débouchait la courte rue où j'habitais.

Celui qui le jouxte, le célèbre campo Santa-Maria Nova, où je prenais le doux le soir. Ci-dessus, le flanc de Santa-Maria dei Miracoli, et ci-dessous le campo et ses bancs accueillants:

Et pour la fête de la libération, le 25 avril, qui est aussi la Saint-Marc donc la fête de Venise, il y avait un marché d'antiquités à ma porte, spécialisé dans... les perles anciennes... damned! j'ai ramené des beautés, vous imaginez bien...

Et la place juste après, avec l'excellent salon de thé-pâtisserie Italo Didovitch, était celle par laquelle je préférais revenir au soleil couchant, elle prend merveilleusement la lumière, c'est Santa Marina:
Et c'est un joli chemin pour rentrer chez soi, même en se traînant et en montant chaque pont avec des grimaces de douleur à chaque marche, et il y en a, des ponts, à Venise!
N'avais-je pas bien choisi "mon quartier"? Et il y a des dizaines de photos des environs immédiats, la beauté étant à chaque pas (oui, en même temps que la douleur!). Baci, ciao ciao!
Expo en vue...
Juste après Venise, qui s'approche (mais oui, Venise s'approche de Gray, je ne comprends même pas que les actualités n'en parlent pas davantage... c'est important, pourtant, ce changement géographique incongru (oui, car si Venise se rapproche de Gray, Gray alors se rapproche de Venise, et ça, je ne le remarque pas tous les jours... bien que je sois rentrée, là, par l'avenue du port, que j'ai vu scintiller l'eau, que c'est plutôt beau, fin de la parenthèse n°2), peut-être que les actualités n'en parlent pas beaucoup parce que les élections s'approchent aussi, mais selon le résultat, Venise n'est-elle pas une plus belle promesse d'enchantement? fin de la parenthèse n°1) - juste après Venise, donc:

Profitez bien de la vie d'ici là, baci...
D'une mi-taine à l'autre
Bonjour, vous. Je rentre du lycée là, et enfin cette semaine-ci est finie (c'est long une semaine qui finit le samedi après-midi). Un peu déçue de voir que la mi-taine Mi-dinette est passée inaperçue, mais comme ce n'est pas son genre, elle aura sa revanche lors d'une expo, ou bien si je l'adopte pourquoi pas, pour accompagner le jean et marier jean et kaki, notamment.
La mi-taine du jour aura-t-elle davantage de chance ? C'est ce que nous verrons!
Et d'abord, voyons la :

Le noir sort très difficilement en photo toujours, on voit mal les détails, aussi je vais glisser beaucoup de photos pour que peu à peu vous ayez une image de cette Mi-taine née de l'avant-dernière pluie, puisque je l'ai terminée hier (ben oui, il pleuvait alors hier, et il a plu aussi aujourd'hui, contrairement à Mi-dinette qui elle n'a pas plu!).

Elle est 50% soie ( une mi-soie mi-taine... ) mêlée à du très fin et très beau coton mercerisé noir n°30 ( la taille des fils qu'on utilise en couture pour fil à bâtir ). La soie est merveilleuse, un gris chaud très sombre, de la pure soie de ver à soie sur bombyx (mûrier), le cocon très peu retravaillé pour garder l'effet "filé" caractéristique et luxueux. Et extrêmement fragile, forcément.

La soie de l'écharpe sur laquelle j'ai photographié ma main est également merveilleuse, un faux noir, un noir transparent et lumineux que seule la soie peut prendre; cette écharpe, que l'on m'offrit, est ma préférée depuis des années, et se glisse dans toutes mes valises avec l'épaisseur et l'encombrement d'une aile de papillon...
Mais revenons à la mi-taine soyeuse dont la conception m'a pris plusieurs journées - démêler l'écheveau, un kilomètre de soie pure, est un vrai cauchemar qui me prendra encore de longues heures, et la maille très fine de cette mitaine m'a occupée durant plusieurs soirées de crochetage. Mais sa fabrication contient quelques autres secrets qui ont compliqué encore sa naissance...

Cette "mi-taine mi-soie" est très petite, taille 5,5 à 6 exclusivement (une taille dix ans si la fillette a de petites mains), peu extensible et extrêmement emboîtante. Là, vous commencez à penser peut-être que ce que j'écris est peu "vendeur"? Parfaitement. Et pour cause... un indice : elle se nomme Mi-avenezia...

Il s'agit d'une "mi-soie mi-soi", donc, elle a trouvé chaussure à son pied, enfin main à sa mitaine, et cette petite main aux deux sens du terme qui la fit sienne est donc moi - pourtant je ne vais pas à Sienne, mais à Venise.
Elle est donc mon élue au sein de la collection, j'avais adopté le prototype initial des mitaines parce qu'il était trop petit et un peu imparfait, et, à l'autre bout de la collection, je me suis fait un exemplaire mi-nuscule et mi-nutieux sur mesure.
La base est un élément de lingerie fine, une frise de feuilles veloutée et soyeuse brodée en noir sur de la résille fine, la maille laisse admirer la beauté de la matière sur une bonne longueur avant la naissance du motif, et là j'ai travaillé comme lorsque je fais des coliers en dentelle, c'est-à-dire que j'ai commencé par retravailler le pourtour de l'élément de guipure ancien qui forme l'essentiel du motif et j'ai terminé le crochetage de la mitaine de part et d'autre en intégrant le motif au crochetage et non en le cousant simplement au-dessus. De sorte que le motif semble avoir "évidé" la mitaine... petit raffinement que j'ai adoré mettre en oeuvre et qui n'a rajouté qu'une paire d'heures de travail (vous commencez à comprendre pourquoi je ne l'aurais pas proposée à la vente, je ne m'en serais pas séparée pour 25€).

Les éléments installés pour former le motif sont tous des motifs anciens, et la seule touche de couleur est ce gris chaud éclairé de beige taupe et de bois de rose au sein du motif de deux feuilles qui surplombe le pouce. Quant à la dernière particularité de cette Mi-avenezia, c'est la guipure qui devient une sorte de bague en faisant un tour-de-doigt pour l'annulaire, grâce à un travail de crochetage élastiqué en demi-cercle à partir de la feuille de guipure...

La sensation offerte par cette Mi-taine est de ce fait très particulière: la douceur somptueuse de cette soie, la maille extrêmement emboîtante, le pouce épousé fortement par la coupe grâce au jeu augmentations/diminutions, et enfin la sensation qu'elle se prolonge en bague de dentelle - ce qui fait en outre qu'elle ne se déforme pas une seule seconde, qu'elle est légèrement transformée à chaque instant par les mouvements de la main tout en revenant exactement à sa plasticité première ensuite - tout cela donne l'impression d'avoir un tatouage de dentelle sur la main, qui serait doux et tactile et en trois dimensions... bref, j'adore, et je crains d'être encore plus addictive à celle-ci qu'à mon autre, la précédente!
N'avez-vous pas le sentiment d'assister "en temps réel" (j'éprouve une nette préférence pour le temps irréel, cela dit...) à la naissance d'une vocation, celle de mi-taineuse ? (mode second degré pour comprendre cette phrase précédente, please ) J'y retrouve exactement ce plaisir que me fait connaître la conception des colliers, la prise en compte des questions essentielles de la morphologie et de l'ergonomie, de la dynamique, du mouvement, du travail "à plat" et en volume, du visuel comme du tactile... tous les plaisirs en somme d'un concepteur que j'aurais adorés pouvoir connaître dans le métier que je rêvais d'exercer et dont le choix avait tant fait ricaner mon entourage, ________________
Tiens, si je terminais par un petit clin d'oeil ? Il n'y a rien à gagner a priori, quoique, ça peut se faire! Quel pouvait être le métier que je voulais absolument exercer ? Le p'tit concours est lancé, à vos réponses!
Mi-taine toute fraîche!
Bonsoir, vous. J'espère que vous allez mieux que moi...
Une mi-taine de printemps, pour adoucir les jours, Mi-dinette :

Sur fil de coton d'un bleu très Années Cinquante, notre Mi-dinette joue à l'amourette, effeuille très bien les marguerites comme on voit, et aime se laisser conter fleurette. Le motif brodé est un peu en coeur, une forme que j'aime surtout quand il s'agit de la détourner!

La petite dentelle en coton qui sert de base est simple et fraîche, je l'ai crochetée de fil fin kaki avant d'installer dans ce crochetage du fil élastique kaki, afin de froncer la base, et aussi de donner un peu de peps à ces bleus. Toujours dans ce désir de tonifier le bleu, j'ai installé du vert citron vert, du vert camomille et du vert anis avec quelques touches de blanc pour la fraîcheur, en composant une sorte de petit bouquet avec un bouton pour point focal...

Elle est extensible bien sûr et de taille moyenne, la base froncée élastiquée est assez pratique pour l'adapter toujours à la bonne taille, et sa particularité est d'être courte sur le poignet, c'est une mi-taine de jolie saison, pas une protection contre le froid, elle sert à faire la mignonne! Et pour que la douceur soit partout, elle a aussi un prix tout doux, 22€.

J'aime la photo ci-dessus et la façon dont la main joue avec la tenue et la bague...

Et sur celle-ci on voit plus précisément la palette des coloris de Mi-dinette.
Et elle convient parfaitement à une petite dinette en amoureux...
Je vous embrasse, à bientôt ?
Une mi-taine mi-soie
Après mon flop du dernier billet - l'humour décidément est un terrain souvent glissant! - je reviens à mes moutons, ton-taine et ton-ton, mi-taine ton-ton...
Celle du jour est une mi-taine mi-soie, elle se nomme Mi-ssumi:

La soie ancienne qui compose la maille ( associée à du fil d'écosse blanc cassé ) est une pure merveille, je rêverais d'en retrouver, elle provient d'une fermeture de soyeux lyonnais, elle est dans ma collection depuis plus de vingt ans, autant dire qu'il faut que je les aime, ces mi-taines, pour leur consacrer mes plus beaux matériaux. Elle est, cette soie, brique, ou rouille foncé, selon le vocable que vous préférez, et ici je l'ai mariée à de l'orangé très doux, abricot pâle, du vert mousse vif et clair, avec une jolie base de dentelle extensible sur tulle, toujours en provenance de la lingerie fine.

Je l'ai décorée aussi d'un bouton de tissu gentiment suranné, de cristal fire pour lancer quelques éclats et jouer avec le soleil et les lumières, de perles toutes douces nacrées anciennes qui évoquent du sorbet à la pêche... Fait surprenant lorsqu'on me connaît... regardez bien... elle est symétrique! une fois n'est pas coutume...

La jolie main qui la présente est plutôt grande, ce qui ouvre bien la maille et je trouve cela ravissant; sur moi, elle est tout aussi emboîtante, mais le maille est plus fermée forcément. C'est l'avantage de la soie d'être naturellement extensible et tellement douce et confortable, outre la régulation thermique qu'elle assure; ainsi, même une main forte peut être affinée dans cette mi-taine tendre.
Mi-ssumi entre dans la vague et la vogue de l'orange qui est la pleine mode du printemps, et son vert mousse vif la destine aussi au kaki pour le féminiser; j'imagine aussi qu'elle peut accompagner les prémices de l'automne, réchauffer une tenue avant que les gants ne s'imposent, ou alternativement, on libère les mains des gants aux belles heures de la journée et on se pare de la mi-taine soyeuse pour prendre un café au soleil...
Disponible pour 25€ et envoyée gratuitement en France en avant-première toujours, Mi-ssumi la soyeuse n'attend que vous pour devenir la joyeuse!
Je vous embrasse...
Titre pour le Canard enchaîné
Je propose aujourd'hui un titre pour Le Canard enchaîné:
Nouvelle attaque contre la viande hallal :
faux-filet islamiste
Une autre pièce de choix dans la "boucherie héroïque" (Voltaire)
J'avais voulu en son temps soumettre au Canard... :
sous-titre à mettre sous une photo d'un certain ministre de l'Intérieur:
Maniaco-répressif.
Et encore avant, voulu me faire un badge: quelle busherie la guerre.
...
Mi-taines toujours
Bonsoir, vous. J'ai terminé par chance ma semaine ce matin, pris de quoi atténuer la douleur, dormi enfin tout l'après-midi, j'avais trop mal ces jours derniers pour pouvoir dormir.
Toujours pas de bijou, mais toujours la collection des mi-bij mi-taines qui grandit, grandit. J'ai reçu de belles matières et de beaux coloris hier, j'ai hâte de les mettre en oeuvre...
La première qui a envie de sortir de l'ombre, là, est toute seule dans son coloris, vert cru et opéra:

Il s'agit de Mi-lly, en hommage à Lamartine, mais aussi parce que c'est un joli mot féminin, et qu'on peut penser aussi à Milly-la-Forêt, à Jean Cocteau... C'est une féminine, Mi-lly, au tempérament artiste et un peu bohème, elle aime l'herbe libre, la nature au printemps, mais elle n'est pas tombée de la dernière pluie, elle herborise à travers les âges, avec les différentes notes de dentelle ancienne qui confèrent la patine.

La dentelle écrue est ancienne, ainsi que la dentelle vert cru, qui sort très mal à l"écran, mais qui est de ces tons de vert extravagant que la mode nous envoie ce printemps, j'ai failli acheter une robe géniale de ce ton, mais l'ai prise.. en noir, comme les deux autres achetées dans la même boutique du Cours Julien, comme le manteau que je leur ai assorti, bref, je me réjouis des oranges et des verts que la mode a fait exploser, et broie du noir.

Le superbe motif de fleurs opéra, cette couleur parfaitement entre le violet et le fuchsia (Fée Marraine, tu possèdes une merveilleuse robe de ce ton-là, n'oublie pas de la porter...), provient de la lingerie fine, ainsi que la résille brodée et festonnée, qui me séduit beaucoup aussi, hélas ce n'était qu'un échantillon, gracieusement offert, mais qui laisse le goût de peu (j'adorerais concevoir une robe autour de cette dentelle!). L'écru dans le coton calme un peu le jeu du vert cru changeant, très herbe, j'adore ces verts poussent-au-crime!

Elle est très extensible, taille moyenne à grande, mais même sur une petite main, comme la mienne ci-dessus, ce n'est pas vilain. Il me manquait une touche, une note, j'ai hésité longtemps, puis déniché un petit bouton ancien que j'adore, au pourtour façon perlée, que j'ai installé au revers du pouce:

Et du coup, cette petite touche rend Mi-lly prête à aller vivre sa vie!
Elle prend bien le poignet, comme on voit ci-dessus, sur la charmante mannequin-main qui a une main d'un autre format et d'une autre longueur que la mienne; l'ongle violet-aubergine sied bien à Mi-lly, n'est-ce pas, tout comme la pomme.
Je précise que Mi-lly convient à merveille également aux pommes Granny Smith, j'imagine que cette information est essentielle bien sûr.

Mi-lly est disponible à 25€, et j'envoie toujours gratuitement en France ces modèles inédits, avant de les exposer.
Je verrais bien Mi-lly, hormis avec le lin, les tenues juponnantes et le bohème-chic, hormis avec la robe vert cru que je n'ai pas achetée évidemment, avec du kaki, ou du beige kaki, des tissus très secs, façon camouflage ou army féminisé, et un fut plein de poches, pour un porter décalé. Une façon de mettre l'accessoire en périphérie de la tenue - un collier, un bracelet, c'est directement "dans" le vêtement - et très au centre en même temps, parce qu'une main droite s'intègre visuellement un peu partout, s'inscrit dans différents lieux visuels du vêtement au gré des mouvements... et porter une seule mi-bij mi-taine, c'est libérer le vêtement, le laisser dans son effet brut - intéressant s'il y a jeu de matière ou de coupe.
C'est un week-end à manger du chocolat, youpi! Joyeuses Pâques à vous, à bientôt ?


















