Encore des bagues
Bonsoir... Je passe brièvement donner un signe de vie, et le signal du départ pour les bagues qui vont défiler:

Toujours des perles opaques des Années cinquante, et le cube au filet aventurine qui se détache, comme retenu par les filins câblés, pour l'exemplaire ci-dessus.

Des violets et des rouges pour celle-ci, soulignée d'une demi-lune d'aluminium...

Et voilà un exemplaire très différent, une première incursion vers de nouveaux modèles, qui allieraient mon crochetage de métal avec un "geste" d'aluminium.
Celle-ci est montée sur un tour de doigt en rocailles, mais le tout est minutieux et forcément long, j'irai probablement vers une simplification pour la suite, genre tout métal et verre.
Voici pour ce tout petit tour d'horizon, en attendant que je retrouve un peu de temps disponible pour vous montrer d'autres pièces. Bonne fin de semaine à vous!
Variations sur les bagues, suite
Bonsoir... Je laisse les copies de côté, le temps de faire défiler les bagues que voilà :

Une autre variation sur ce centre cube, sur les coloris parme, rose et vert tendre, avec des pâtes de verre Années Cinquante et de l'aventurine, selon les associations dont je raffole, et sur un grand format.

Retour à mon cher Chartreuse, ici densifié par le noir Aurore Boréale, allégé par le parme toujours, et une forme plus rectangle, pour cette bague au format très présent aussi.

Et à nouveau un ton turquoise, adouci par une pâte de verre ancienne saphir clair, au centre, avec quelques touches améthyste et de l'alu lilas clair. Cette fois, le câblé réapparaît et joue avec l'alu, avec un mouvement asymétrique qui donne une dynamique - toujours ma prédilection pour les symétries contrariées et les asymétries décidées!
Il me reste encore quelques exemplaires à vous montrer, hormis ceux que j'ai adoptés, avant de vous présenter le travail "sur la table", qui prendra corps j'espère bientôt, après les corrections de copies qui dévorent mon temps. A bientôt?
D'autres bagues encore
Thanks God it's friday! La semaine s'achève, et c'est mieux ainsi. On achève bien les semaines!
"Entre deux"- j'aime laisser seule cette expression qui évoque aussi une pièce de dentelle - j'enjolive des bagues avec de l'aluminium, et rêve, devant les catalogues, des nuances disponibles sur les sites des entreprises spécialisées, sans parler des diamètres, des formes, des finitions... j'ai "sur le feu" un collier en cours, qui mêle dentelle, métal crocheté, perles, et alu, j'attends juste d'avoir le répit, notamment le bout d'espace intérieur, pour le mener à bien avec l'audace et l'ampleur que le travail déjà mené mériterait.
Et dans la tête d'autres projets de bagues utilisant l'alu, car j'ai besoin de me relancer dans des modèles de bagues différents de ce que j'avais déjà fait, et, le matériau étant à bas prix, j'imagine une collection sympa, très accessible et reposant sur mes techniques et mon "style" (hum) par ailleurs... vous verrez bientôt j'imagine les premiers essais!
En attendant, voici les dernières sorties :

Une tendre, parme et vert chartreuse, évidemment vous aurez compris le clin d'oeil à Stendhal et sa Chartreuse de Parme... J'aime la douceur de celle-ci, qui est petite en tour de doigt, juste pour me donner envie de l'adopter!

Très proche de celle que j'étrennais aujourd'hui, cette petite folie-ci mêle une pâte de verre Années Cinquante dont j'ai du mal à me passer avec un cristal opael d'un vert pousse-au-crime que j'adore. En camaïeu mais volontairement assez acide et tumultueux, ce mélange revigore et fait claquer l'alu!

D'autres couleurs fétiches, le turquoise intense avec un améthyste à reflets aurore boréale qui le répercute, pour les perles de Bohême ici, puis un alu plus soft mais en arabesques qui seraient débridées si... les brides de câblé de même teinte n'étaient pas, justement, le nid où s'installe la possibilité de l'essor et des débordements.
Voilà pour ce petit tour d'horizon où les couleurs parlent de tout autre chose que des gris plombés du moment, contre nos fenêtres ou collés à nos bottes de saison - mais le printemps se prépare, se fomente et va exploser!
Je vous embrasse!
D'autres bagues
...Histoire sans paroles ou presque, la suite du défilé :

J'ai remanié ici une bague bicolore, composée de perles opaques Années Cinquante et de cristal de Bohême, une baque qui avait eu l'honneur de plaire à Perloosette, en lui associant de l'alu bleu très clair et du cuivre épais vert chartreuse. Elle me plaisait déjà, et là elle est encore plus présente lorsque je l'essaie, la bougresse! (soupir, passons vite à une autre...)

Revoici un beau volume, jouant avec ces dorés un peu sombres vénitiens dont je raffole, couleur aventurine, comme le filet spiralé à la pépite d'or qui orne la pâte de verre centrale. Un gros travail sur la forme grande navette, beaucoup de cristal plaqué or, et un joli ton d'aluminium. J'ai rêvé à des toiles de Klimt lorsque ces matériaux évoluaient dans mes mains, à ces "esses" dorés qui constituaient un motif parfois suspendu, parfois heureux une fois entrelacé à son reflet - ainsi que j'ai pensé aux éclats des feuilles d'or battu dans les mosaïques à Venise, celles de la Basilique Saint-Marc, celles prises dans tous les cristallins des boutiques massées alentour.
Evidemment, rêver à tout cela ne veut pas dire que cette très grande bague est réussie, mais j'ai coutume de croire que le plaisir qu'on s'y donne, parfois, transparaît dans une création...
Zut! j'avais annoncé une histoire sans paroles, et me voilà embarquée sur les eaux vénitiennes, rêvant des fluidités ductiles de l'or dans la lumière des couchants sur le Canale Grande. Rêvant au retour dans la flottaison fluide des jours vénitiens - ces jours vénitiens qui sont aussi un point de broderie sur une toile, car la lagune parle dentelle aussi, et elle le parle haut à Burano, l'île haute en couleurs et en talents!
En attendant le point sublime du retour à Venise, une autre bague aux couleurs très proches:

Comme un motif du cachemire, celle-ci joue simplement sur la composition en virgule, avec du cristal en composition monochrome qui reprend quelques effets de boucles, comme une chevelure blond vénitien formerait des accroche-coeurs autour d'un visage ovale.
Promis, je garde pour mon bonheur intérieur la suite du rêve vénitien, et vous embrasse.
Bagues perles, variations
Bonsoir... Il fait très froid dans mon grenier, et Bouillotte-ma-pote est morte, de froid évidemment. Un instant d'émotion à la mémoire de ma fidèle compagne, en polaire rose, celle que j'ai bercée dans mes bras, câlinée dans mon lit... Heureusement, j'ai une autre bouillotte en réserve, Bouillotte est morte vive Bouillotte!
Je vais vous faire une confession : moi qui aime le métal, le laiton ou le cuivre coloré, j'ai boudé longtemps l'aluminium. J'aime ce qui me résiste! l'aluminium, si léger, si souple, si vite adopté par les faiseurs de bijoux, si facile à former, je n'en tâtais qu'avec modération. Non sans m'être fait une grosse bague rose mate que j'adore, en moins de cinq minutes et quelques centimes. Mais de là à créer des bijoux en alu... j'en avais bien fait en inox, en galva, en fil électrique, en fil de scoubidou, en fils téléphoniques, en fil jardinage vert plastifié (mon p'tit dernier), mais l'alu, bof.
Vous me voyez venir... c'est vrai que la palette des couleurs est merveilleuse, c'est vrai que les fabricants sortent des variantes, plates, plates striées, diamantées, ciselées... c'est vrai que lorsqu'il est anodisé, l'alu devient fort beau, c'est vrai... Et puis, il y a les brillants, les argentés, les mats. Et puis...
Bref, je commence à peine à me prendre un p'tit peu au jeu, mais je me suis amusée à en glisser le long de mes broches, déjà, et là je suis revenue aux bagues, pour mixer ma technique avec ce matériau facile.
Voilà les petites nouvelles donc, dont les premières sont toutes frétillantes de se montrer à vous :

Améthyste et bleu aigue-marine sombre, en cristal de Bohême, avec de l'aluminium anodisé lilas vif, retenu par du câblé bleu light saphire, voilà pour la p'tite prem...

Ma chouchoute! De la pâte de verre ronde lisse bleue Années Cinquante, et des toupies vert pastel de la même époque, associées à un parme grisé, avec le côté décalé du cube aux rayures aventurine : je raffole de ces mélanges et elle est à ma taille, je sais ce qui lui arrivera si elle n'est pas adoptée assez vite!

Là, c'est un travail régulier au contraire que j'ai réalisé, non pas avec de l'alu mais avec un cuivre émaillé Chartreuse, assez épais, sur du cristal de Bohême monochrome, différents formats de light olivine, avec un centre façon bague marquise, en cristal à facettes, olivine à reflet Aurore Boréale...
A titre indicatif ces bagues ne sont pas réglables, car elles sont travaillées sur câblé avec un tour de doigt emperlé, et elles seront proposées à 25 euros.
Et leur farandole n'est pas terminée... Alors à bientôt, si le coup d'oeil vous plaît!
Mon p'tit dernier
Bonjour, vous.
Comme promis, j'ai profité de la lumière pour photographier mon dernier collier, le "Débridé Bouton". C'est un exemplaire que j'ai créé pour moi, pour une fois, ce qui fait que je me suis donné toutes les libertés, le "cahier des charges" était s'amuser et libérer ses envies!

Attention, on se rapproche...

Une vue du volume :

Et l'autre profil :

Dans cette composition délurée, figure un bouton ancien dont je raffole, avec son petit motif de fleurs alpines, ces fleurs de rocaille dont j'avais eu la passion quand j'avais un jardin :

J'espère que ce collier ne vous effraie pas trop ? Pour ma part je vais avoir plaisir à le porter, à décaler une tenue noire, à raviver les verts et les violets que j'aime porter.
A tout bientôt ? Je vous embrasse...
Broche épingle
Bonsoir à vous...
Voilà, j'ai mis en scène et monté comme je le désirais mon dernier collier, l'exemplaire à boutons débridé! je l'ai en face de moi, sur Toinete qui siège sur son estrade, et je ne vais pas me gêner pour le porter, ce machin coloré et plastique. Promis, je le prendrai en photo quand il fera jour, vous aurez la primeur de la dernière mouture.
A part ça, je suis l'heureuse et légitime propriétaire de trois kilos supplémentaires de perles, pour lesquelles il va me falloir trouver une place et, euh, j'avais bien anticipé un p'tit peu, déplacé des éléments, rempli des sacs de stock à glisser le long des rampants morts de mon grenier ( tous mes rampants craquent et débordent de tout, très vivants finalement! ), d'autres à destination de l'atelier marseillais, bref, mes 36 tiroirs n'avaleront pas tout seuls ces nouvelles venues. Et elles vont être suivies par d'autres colis...
Je ne vous avais pas montré un joli coup de coeur lors de l'expo de Torpes, la rencontre harmonieuse d'un bonnet tendre et d'une broche qui n'a pas qu'un seul soeur, elle en a deux, elle a offert très vite l'un d'eux au beau bonnet, ainsi que sa rose, et elle en rosit d'émoi la coquine!
Elle est donc partie sur un coup de tête :

Vous l'aviez déjà vue dans ces pages virtuelles, l'épingle amoureuse, maintenant vous connaissez un tout petit bout de l'histoire de son devenir, elle a quitté ses soeurs pour une âme-soeur...

J'adore le contraste de ces p'tites délicatesses et des grosses mailles, la mode des gros pulls qui sont de retour nous permet ce genre de plaisir - hormis celui de se blottir dans leurs manches moëlleuses.
Très heureux week-end à vous, parmi les roses et les coeurs offerts peut-être...
Mon dernier collier!
Bonsoir à vous,
Puisque je vous ai montré des exemplaires sages aux beaux et nobles matériaux hier, je vous montre l'exact contraire aujourd'hui. Mais vraiment l'opposé!
Pendant les vacances de Noël, l'esprit véritablement en vacances, je suis revenue vers d'anciennes amours : les boutons improbables, vintage évidemment, le fil de fer plastifié, et le plastique! le vrai plastique, total seventies, assumé.
Et des coloris tout aussi improbables. Et cela fait du bien de se régaler à une pièce sans prétention, et sans contrainte!

Ah, j'aurais dû vous préparer un peu, ménager vos yeux, avertir d'écarter les âmes sensibles ?
Non, on se remet plus facilement du mauvais goût délibéré que du mauvais goût insidieux. Et puis ça fait du bien de détester radicalement quelque chose!
Là, je ne vous détaille rien, c'est juste ce que ça a l'air d'être, des entortillements de fils métalliques, des boutons, du bois, des quinconces de rocaille d'un gros vert.
On commence à tourner autour de la bête... ?

Et pas de travail particulier sur le profil, cette fois, il est brut de décoffrage! En fait, c'est un état initial juste que vous voyez ici sur la douce Fée Marraine, le ruban turquoise était juste pour inaugurer le collier, j'ai ici une chaîne verte qui a juste le coloris idoine pour enchaîner ce collier déchaîné, et je prévois d'ajouter une perle qui tomberait tout à droite, sous le bouton jaune miel d'acacia.

Inauguré un premier janvier par 18° sous le ciel grand bleu, sur le Vieux-Port, ce p'tit dernier est mon cadeau de Noël perso, il est pour moi en effet, d'où la liberté que je me suis donnée. Mais... j'ai bien envie de continuer, en février, à Marseille, une petite série libre. Pour l'heure elle s'appelle, cette collection à naître, "Une série verte qui courait dans l'herbe". Apellation contrôlée, comme le bleu Bonne-Mère du ciel marseillais!
Et je vous en souhaite beaucoup, de grand ciel bleu, et aussi dans le coeur! A bientôt...
Des colliers simples
Bonsoir, vous...
Côté bijoux, avant de vous montrer les inédits, je vous montre des colliers de commande, simples, mais mettant en oeuvre du beau matériau.

La perle centrale, modèle Murano, était d'un beau volume, et d'un ton bleu grisé très nuancé, réveillé par le travail à la lampe, et la note d'or sombre aventurine. Autre particularité, la forme de cube arrondi, ou de sphère aplatie sur quatre faces.
Pour calmer un peu le jeu, des donuts de part et d'autre saphir pâle, puis les cubes sympathiques, gris nacré/chocolat, qui avaient été un p'tit coup de coeur sur un site belge. Des rosatos bleu grisé à nouveau rappellent le thème Murano, et le câblé est très épais, pour un rendu très arrondi.
Les deux autres pièces exploitent des perles de Murano du XIXème, que j'ai trouvées deux fois dans ma vie, une fois à Venise, tout près du pont de l'Académie, et une fois juste à côté de Venise, dans le Doubs... Je précise que c'est uniquement en découvrant les perles que j'ai fini par trouver que le village du Doubs en question pouvait mériter de se nommer Venise!

Les perles en question sont celles du motif central, veinées et pailletées d'or. J'ai fait voisiner avec elles du cristal plaqué or sombre, puis des perles soie des Années Cinquante, et des aventurines ovales anciennes, profondes et pépitant d'or elles aussi.
Enfin, les mêmes perles en version rouge sombre :

Montées avec du cristal noir, des perles artisanales rouge brun, et du brun-rouge lustré que j'ai acheté à Venise, la vraie, la Sérénissime, tout près de San Rocco, à Pâques, ces perles personnellement me fascinent davantage que les bleues, et j'essaierai de m'en garder trois sur les quelques dernières sur lesquelles je veille amoureusement...
Tous ces colliers ont été photographiés dans une chiche lumière de jour d'hiver pluvieux, ce qui ne rend pas justice à la beauté des perles, ils ne peuvent pas être reproduits et sont "partis" vivre leur vie, je ne vous en donne un approximatif aperçu que pour le plaisir du partage.
Et si vous trouvez que ces modèles sont bien sages... eh bien, cela ne saurait durer, je vous montrerai mon p'tit dernier, il est aux antipodes de la mesure et du bon goût!
Et je vous embrasse, bon week-end à vous! ( au fait, je donnerais ma vie pour un gâteau des rois de chez moi, aux fruits confits et au sucre candy, la couronne briochée aux arômes d'orange, que je n'ai pas dégusté cette année ; et je raffole de la crème d'amandes de la galette des rois! s'il vous en reste une part... vous savez où me trouver! bonne dégustation )
Une bonne année à tous
Voilà, les vacances de Noël sont terminées, et j'ai pris le chemin du retour.
Pendant que c'est encore tout à fait d'actualité, je viens vous souhaiter une très heureuse nouvelle année. Qu'elle soit, nous en avons tous tellement besoin, celle d'une divine humanité, pour tous et chacun, sans exclus enfin - celle d'une justice retrouvée, d'une tolérance et d'une ouverture vraiment humaines, parce que l'humanité est la plus profonde des qualités.

La Compagnie des Oiseaux, Place de Lenche, Marseille, Noël 2011.


















